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Nix, Passion Immortelle

En 2016, Nix sortait l’EP Excuse My Wolof dans lequel il rappa tous les morceaux en wolof. Deux années plus tard, et un album sorti entre-temps, on l’a retrouvé chez lui, au Point E, pour discuter de sa musique et surtout, de son nouvel album, Excuse  My  Wolof  2:  The  Ñuulest. Rencontre avec un rappeur passionné qui a sû traverser les époques en cherchant à se réinventer sans cesse. Parcours qu’il nous raconte sans détours.

RD : Durant votre entretien accordé à RFI Musique, Coumba Sylla a mentionné que The Nuulest était votre 8ème projet. 8projets pour un rappeur sénégalais, ils ne sont pas du tout nombreux à l’avoir fait…

N : Moi je considère que ce n’est pas beaucoup. Entre 2003 et maintenant, je pense que j’aurai pu en sortir plus. Mais il y a eu des périodes où ce n’était pas assez propice pour sortir un projet, ou il y avait des aléas du business, de la musique, qui ont fait que je n’étais pas très productif à ce moment. Mais je pense que j’aurai pu en sortir plus. Après, ça me fait plaisir d’arriver à ce nombre-là. Je suis fier et j’espère continuer sur cette lancée.

RD : 18ans de carrière solo. Tu t’estimes maintenant comme « un vieux-père boudoul maguett ». Comment expliques-tu cette longévité dans le milieu Hip Hop ?

N : C’est la passion déjà. Je suis un passionné, j’aime beaucoup ce que je fais, et puis j’évolue sans cesse. C’est-à-dire que j’aurais sorti un projet similaire à EMW2 il y a deux années, il ne ressemblerait pas à ça. Dans un ou deux ans, si je sors un projet, il ne ressemblera pas à ça. Chaque fois, je vais passer à autre chose, je vais évoluer. Et c’est ça qui fait qu’en fait, tu as toujours l’impression que je suis un artiste nouveau. Parce que j’essaie de me renouveler sans cesse, je me remets tout le temps en question. Ce que j’ai fait l’année passée, je le fais mieux cette année, l’année prochaine encore pareil, donc c’est un perpétuel travail. Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers.

RD : C’est du sport quoi.

N : Exactement.

RD : « Je me rendais compte de plus en plus que des Sénégalais qui m’écoutaient pensaient que j’étais quelqu’un de Paris. » C’est après cette réflexion que tu t’es dit là faut que je fasse un truc en wolof (le volume1). Pourquoi tu ne l’avais pas déjà avant ou à tes débuts et c’était quand le déclic exactement ?

N : On me le demandait souvent sur ma page Facebook. J’avais des fans qui m’écrivaient qu’ils voulaient plus de morceaux en wolof, quand est ce que je ferai un album en wolof tout ça. Donc, la question revenait souvent. Ensuite, il y a le fait que plein de mes fans pensaient que je vivais en France, et que je venais de temps en temps au Sénégal. Au fur à mesure, les gens se perdaient en fait. Juste à travers mon rap, ils n’arrivaient pas à m’identifier comme un sénégalais qui est né et qui a grandi au Sénégal. Donc moi, je me suis dit qu’il était temps de rectifier tout ça. Et puis même, pour moi, artistiquement,  c’était intéressant de changer en fait, de passer d’un album comme l’Art de vivre, à un album comme Excuse My Wolof. Pour venir sur un autre terrain, me réinventer artistiquement et puis même challenger et me bousculer même un peu, dans ma nouvelle carrière.

RD : Ne t’es-tu pas dit à un moment donné, que t’as délaissé une partie du public sénégalais, de par la langue, et en essayant d’exporter ta musique hors des frontières à leurs détriments ?

N : En fait, c’est un mal pour un bien. En rappant en français, tu touches moins de sénégalais, mais tu touches plus de monde, un public à l’extérieur. Après, le soutien de ta communauté, de ton pays, il est important aussi. Donc, à un moment, il faut trouver un juste milieu. Je pense quand même que j’avais assez fait de projets en français, je peux à un moment, revenir un peu, faire le projet en wolof pour mieux me connecter avec mon public sénégalais. Ça ne m’empêche pas demain de refaire un projet en français ou un projet moitié wolof moitié français. Bref aujourd’hui,  ça ne fait qu’ouvrir des portes encore pour moi, même si tu as des gens qui pensent qu’en rappant en wolof, je m’enferme, parce que finalement je ne suis que compris par les sénégalais. Mais je ne m’enferme pas vraiment. Le public qui me suivait avant me suit toujours. Récemment, j’ai un fan sur Twitter qui m’a demandé s’il y avait la possibilité d’avoir l’album traduit. Tu vois. Avec les lyrics en français. C’est en cours, on est en train de faire traduire tout l’album.

Donc  au contraire, c’est une bonne chose d’essayer d’exporter quand même le rap même s’il est en wolof. Parce qu’il n y a pas que les paroles,  il y a la musique, la qualité, le flow, il a plein de choses qui peuvent nous permettre  d’exporter ça.

RD : Et là t’essaies de te rattraper en fait ?

N : Non même pas. Moi je continue ma route. Parce que, comme je dis, il y a eu des avantages aussi dans ce que j’ai eu à faire, il y  en a beaucoup. Donc c’est un mal pour un bien comme je dis. C’est-à-dire que, moi je peux dire que grâce à mes albums en français, j’ai fait toute la sous-région, toute l’Afrique de l’ouest francophone, j’ai fait un peu l’Afrique centrale, j’ai fait plein de dates en dehors du Sénégal. Donc ça aussi c’est bien. Donc du coup, voilà je ne regrette rien, je ne rattrape rien, je continue juste ma carrière. Mais je prends une autre direction pour alimenter mon parcours quoi.

<< Tu es obligé d’être créatif pour faire évoluer ton art, pour ramener quelque chose de nouveau qui n’a jamais été fait ou jamais été dit. Tu es obligé d’être créatif pour sortir du territoire même.>>

RD : Tu es un artiste très ouvert musicalement depuis de nombreuses années déjà. Et sur ce projet, et les projets antérieurs, tu as testé plusieurs sonorités, influences musicales avec l’équipe de production, Passa et Flagrandelit. C’est quoi la différence entre bosser avec Black Casanova et cette nouvelle équipe ?

N : Il n y a pas une grande différence. Parce qu’ils avaient tous une vision assez précise de ce qu’ils voyaient pour l’album, de ce qu’ils voyaient pour moi. Et c’est des gens qui me connaissent bien. Black Casanova me connaissait bien, il connaissait mes gouts, et on discutait beaucoup de musique, même en dehors de la musique qu’il faisait pour moi. On discutait de musique tout le temps, le nouvel album de R Kelly, le nouvel album de tel artiste .On est des fans de musique à la base, donc ce sont ces rapports que j’avais avec Black Casanova. Ce qui fait que, quand on se retrouve dans une ambiance de travail, c’était fluide, on est des amis, on travaille ensemble et on connait la musique, nos gouts etc.

Avec Flag c’est pareil. On passe notre temps à parler de rap, de musique, du nouvel album de tel, le nouveau J.Cole, le nouveau Kendrick Lamar. Donc on passe notre temps à parler de musique. Et en plus de ça, Flag aussi c’est mon ami, il me connait bien.

Passa, c’est plus récent, mais j’ai passé beaucoup de temps avec lui ces trois dernières années en studio. Passa a enregistré tout l’album, il a arrangé une bonne partie de l’album, il a produit des morceaux sur l’album. Donc aujourd’hui, ce sont des gens avec qui je passe des moments même en dehors de la musique. Des gens avec qui je fais plein de choses. Donc il n y a pas une grande différence.

RD : Vous décrivez EMW2 comme «  un projet artistique collaboratif multi-facettes » Et qu’à partir de l’album, une série de clips et d’événements sera produite afin de rendre la parole créative itinérante. » Le mot créativité revient très souvent dans tes discours.  Tu as le besoin permanent de créer un nouveau truc ?

N : Pour moi, c’est l’essence même de cet art-là. Tu es obligé d’être créatif pour faire évoluer ton art, pour ramener quelque chose de nouveau qui n’a jamais été fait ou jamais été dit. Tu es obligé d’être créatif pour sortir du territoire même. Quand je dis que ça parle à des gens qui ne sont pas sénégalais, qui n’ont pas la même culture que tu as. Donc pour moi, la créativité c’est le maitre-mot en fait. C’est vraiment la première chose. Et une des raisons pour lesquelles le projet culturel est très important, c’est  que  justement c’est une sorte de hub créatif qu’on crée autour d’un album. C’est-à-dire que tu as la musique qui est là, et t’as plein de gens créatifs qui ont des idées dans des domaines différents, et qui se rejoignent sur ce projet pour justement, apporter une certaine dimension.

RD : Créativité mais amusement aussi…

N : En fait, la créativité pour moi, elle n’a même rien à voir avec l’amusement et le sérieux. Dans l’amusement tu peux être créatif, dans le sérieux tu peux être créatif. La créativité doit pouvoir sortir de tous les moods. Toutes les humeurs ou tous les sentiments que tu as peuvent servir à ta créativité. Donc, c’est vrai que dans l’album on a fait dans la bonne humeur, beaucoup de morceaux ont été faits dans la vibe. « #TFSL » c’était un interlude à la base, on s’amusait juste au studio, ça rigolait et puis on a gardé ça pour en faire finalement un morceau. Et il y a plein de morceaux, même « Taatuneen » est en vrai très sérieux dans le thème parce que je traite des faits de société, mais je l’ai tourné en dérision. C’est un peu le reflet de notre société je crois.

RD : Toujours par rapport à la créativité, et aux différentes sonorités et samples, à l’ambiance tout au long de l’album. C’est quelque de récent mais pas vraiment. Déjà dans rimes de vie l’ambiance festive y était déjà (Fièvre des iles, Make Money, Tek Deal) et même sur Black Crystal. Mais dernièrement c’est plus flagrant en fait, sur « Django », « Talouniu Fo » et « The Nuulest » par exemple, le rythme y est plus diabolique je dirai. La trap-mbalax je sais plus.

N : Oui bien sûr. Parce qu’on est passé à autre chose. On essaie de créer aussi un style de rap, de musique qui est propre à nous, notre culture, au Sénégal. On est en train d’essayer ça à travers « Talouniou Fo », « Django », « The Nuulest », même « Taatuneen » tout ça. Si tu regardes même au niveau des sons, « La Boca », on est en train d’essayer. On arrive à quelque chose.

RD : La rencontre avec Passa y est pour quelque chose ?

N : En effet. La rencontre avec Passa a beaucoup contribué. Flag aussi. C’est quelqu’un qui se prend beaucoup la tête sur les sons, qui essaie beaucoup de créer une sonorité qui est à nous.

<< Moi je suis quelqu’un d’ouvert. Pour moi, le talent n’a pas d’âge, ça n’a pas de culture, ça n’a pas de couleur, n’importe qui peut avoir du talent aussi jeune qu’il soit.>>

RD : Parles nous un peu de l’équipe de management derrière le projet : FlagrantdéliT, Mamy Tall, Papi, Francine, Nix.

N : Parce que je pense qu’aujourd’hui, il est important que les gens mettent un visage sur tous ces noms qui gravitent autour du projet, qui ont travaillé.

Mamy Tall elle a fait un travail énorme sur les clips de « La Boca » et « Highlander ».

RD : Ce sont les hommes de l’ombre…

N : Oui et je pense que c’est important que l’on mette la lumière sur tous ce talents qu’on a au Sénégal, qui sont là, et qui peuvent faire de très grandes choses. C’est une des raisons pour laquelle on tient à communiquer sur le projet culturel. Parce qu’un artiste comme Papi par exemple, qui est un artiste-peintre, mais aussi, qui a une marque de vêtements qui s’appelle Mwami, qui aussi fait de la direction artistique. C’est lui qui a fait la cover. C’est lui le directeur artistique visuel de l’album.

Flag qui a fait la direction musicale de l’album on va dire. Francine qui est manager du projet. Ils méritent quand même, je pense, d’avoir un peu de lumière sur eux. Passa aussi, qui a enregistré tout le projet, qui est un génie, un ingénieur-son hors du commun.

RD : Comment s’est effectué le choix des GUESTS ?

N : Au feeling franchement. On met un son, je commence à enregistrer, ou bien j’écoute le son, je me dis tiens, ce son-là je vois bien tel dessus.  Et après, voilà j’enregistre une partie ou j’envoie juste l’instru, puis on discute de ça, on se voit en studio puis on pose.

RD : L’image, les visuels tiennent une place assez importante dans ta carrière disons. Tu es tout le temps avec des jeunes sénégalais ou artistes créatifs et y en a parmi la team je crois.

Là aussi le vieux père est entouré de jeunes, donc il ne peut pas vieillir en fait.

Pourquoi ce choix de cette team?

N : Oui aussi. En fait, le truc c’est que je ne suis pas du genre à rejeter la nouvelle génération ou à les sous-estimer. Moi je suis quelqu’un d’ouvert. Pour moi, le talent n’a pas d’âge, ça n’a pas de culture, ça n’a pas de couleur, n’importe qui peut avoir du talent aussi jeune qu’il soit. Donc, je soutiens beaucoup ce qu’ils font, et pour eux aussi c’était un plaisir de travailler avec moi. Pour la plus part, ce sont des jeunes qui m’ont écouté quand ils étaient plus jeunes.

RD : Le choix du label ?

N : L’album n’est pas sorti chez African Victory. Il est sorti sous aucun label, c’est un album indépendant. African victory a collaboré sur le projet, donc j’ai fait pas mal de séances là-bas. J’ai été directeur artistique de ce label pendant longtemps et c’est dans ce cadre qu’on a collaboré. Ensuite, j’ai bossé aussi avec la MCU et Deedo, qui est ma plateforme de streaming.

RD : C’est une sortie digitale, donc pas trop de soucis avec les supports physiques non ?

N : Mais c’est prévu. Il a une sortie physique qui est prévue.

RD : En édition limitée ?

N : Oui je ne veux pas en faire beaucoup hein. Parce que j’ai envie de faire un cd avec un livret.

RD : « La boca », « Highlander », « Talounio Fo » sont tes morceaux favoris (interview okayafrica). Et t’expliques bien que « La boca » pour la technique, « Highlander » pour ta longévité et « Talounio fo » pour l’aspect sérieux  de ton travail.

N : Ah oui. Là, elle voulait peut-être que je pick trois morceaux. Mais bon, il y a plein de sons, un morceau comme « Yéné » que j’aime beaucoup, il y a « Taatuteen » que j’aime beaucoup, « #TFSL », « Xobé», « The Nuulest ».

RD : Finalement ça résume parfaitement ta carrière je trouve.

N : On peut dire ça.

RD : 1clip 1morceau, donc 16 clips normalement. Faisable ?

N : On va essayer. On va essayer de faire 16 clips. On espère pouvoir le faire.

RD : Judicieux ? Pourquoi tiens tu à le faire concrètement ?

N : C’est un défi. Si on réussit à mettre 16 visuels sur chaque morceau, c’est très bien. Donc on va essayer puis on verra ce que ça donne.

<< Aujourd’hui ma consécration ce serait que demain, à part la musique, que j’ai pu contribuer à faire avancer l’industrie musicale en Afrique, mais vraiment considérablement. >>

RD : Qu’est ce qui t’a le plus marqué depuis le début de ta carrière ? 

N : [Long silence] De tête comme ça, je ne sais pas. J’ai rien de marquant.

RD : Une consécration, un échec…

N : Il m’est arrivé des choses assez bien. J’ai pu travailler avec des américains que je voyais à l’époque, à la télé. Wyclef, Jerry Wonder. Tu bosses avec des ingénieurs-sons qui ont mixé les plus gros projets qui sont sortis aux USA. Ça ce sont des choses qui te marquent.

RD : Votre point de vue sur le hiphop galsen actuellement ?

N : Les petits sont très créatifs je trouve. Ils ont beaucoup progressé en technique, en flow, en lyrics, tu sens qu’il y a une vraie nouvelle génération qui se met en place. En plus, ils sont audacieux, ils prennent des grosses salles, ils font des concerts, j’ai vu Hakill, il vient de faire Sorano. Ça je pense que c’est une bonne chose. Et puis voilà, c’est une génération qui maitrise les réseaux sociaux, ils sont à fond sur le digital, c’est bien.

RD : Connor MacLeod a battu le Kurgan (dans Highlander), la scène finale d’ailleurs, pour recevoir « le Prix » puis est devenu mortel… Tu te considères comme un vieux père qui ne vieillit jamais, donc immortel. Tu n’as pas envie parfois de dire stop et te consacrer à autre chose à 39ans ?

N : [Rires] Pour l’instant j’ai encore envie de faire de la musique, mais ça m’empêche pas de faire autre chose, j’ai d’autres activités.

Aujourd’hui ma consécration ce serait que demain, à part la musique, que j’ai pu contribuer à faire avancer l’industrie musicale en Afrique, mais vraiment considérablement. Moi, aujourd’hui ce serait une consécration. S’il y a deux choses qui me passionnent aujourd’hui  à part la musique, c’est faire avancer l’industrie musicale en Afrique et le cinéma. C’est quelque chose qui me passionne aussi. J’ai bien envie plus tard de me consacrer un peu à ça.

RD : Acteur, réalisateur ?

N : Je vais écrire, peut être réalisateur. Acteur aussi pourquoi pas.

RD : D’où puises-tu ce courage ou cette force de toujours sortir un projet. Beaucoup de mcs de ta génération se font discrets ces derniers temps en plus.

N : La passion. Je suis un passionné, j’aime ça. Quand tu fais quelque chose que tu aimes, tu comptes pas les heures, le temps que tu mets dessus. Voilà moi je peux très bien rentrer en studio là tout de suite et sortir à 10 heures du matin (NDLR : l’entretien s’est déroulé aux environs de 19heures.)

Ça ne me dérange pas.  Je suis un passionné et c’est ce qui me fait continuer.

RD : Pour en finir avec le projet. Comment le décrirais-tu en un mot ?

N : [Long silence] Il est grand.

RD : Parlons de tes activités parallèles.  La première est une plate-forme panafricaine de streaming qui s’appelle Deedo, un projet piloté avec Awa Girard. Parlez-nous de ce projet.

N : Deedo c’est une plateforme africaine de streaming.  Donc, c’est à peu près le même modelé que Spotify ou Deezer, sauf que notre vitrine est panafricaine. C’est à dire que, quand tu vas sur la plateforme, les artistes qui sont mis en avant, c’est des artistes africains. C’est le main focus. Pour nous, l’idée c’est de pouvoir rattraper le retard qu’on a eu sur le continent en termes de distribution, en termes de visibilité des artistes etc. Donc une plateforme qui met les artistes africains en avant. Tu peux t’abonner, tu télécharges gratuitement l’application, tu t’inscris, tu peux te mettre en mode gratuit avec 8 heures d’écoute gratuite coupée par de la publicité de temps en temps, ou alors tu te mets en mode payant (Premium) et tu as accès à toutes les rubriques. Tu peux chercher de la musique par genre, par pays, tu peux créer des playlists. Voilà.

RD : Et pour Vudaf ?

N : Vudaf c’est un web media panafricain aussi. C’est un média qui traite de l’actualité en Afrique et hors du continent, mais avec notre vision.

RD : Dernier mot ?

N : Allez télécharger l’album ou allez le streamer sur DeedoEMW2 The Nuulest disponible dans toutes les plateformes de téléchargement légal, bientôt en physique et en clé USB.

Propos recueillis par Black Milk & MansKaty pour Rap Djolof