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Interview: Pape Sidy FALL

Intégrer le milieu du HipHop sénégalais n’est pas une mince affaire. Ayant fait ses premières armes à Diourbel et Kaolack avant de conquérir Dakar, Pape Sidy Fall a réussi, à sa façon, à apporter son concept, à dompter son public comme il l’estime pour devenir un personnage incontournable du rap sénégalais.

Entretien avec ce roi des scènes.

RD : Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je me présente, je m’appelle Pape Sidy Fall. Je suis animateur à la 2STV et à la radio Origines FM Dakar et “animateur” aussi de pas mal de produits sur le marché.

RD : Parles nous un peu de tes débuts. D’abord en tant que fan de hiphop. Comment as tu découvert le HipHop?

J’ai découvert le HipHop à la radio.

Bizarrement j’étais à la radio en tant que chroniqueur d’une émission qui s’appelait « Entre jeunes version éducative ». C’était en 2004 à la radio Dunyaa de Kaolack. On avait la possibilité de faire des choix sur des thèmes et chaque fois qu’on devait prendre une musique pour appuyer ce qu’on disait dans l’émission on était obligé de se rabattre sur le HipHop, ce qui prouvait que c’était la musique de la vérité. On avait pourtant plus de musique de mbalax dans l’ordinateur mais on se rabattait dans les discographies HipHop pour pouvoir davantage donner de la valeur à ce qu’on faisait.

Je me suis dit que cette musique était la bonne donc j’ai été fan. Mais j’ai découvert le HipHop à la radio, là où je travaillais.

Ma première grosse bourde avec le HipHop c’était quand on m’avait donné l’émission la plus suivie de Kaolack, Black swing, après le départ de Pakala. C’était une émission made in US mais j’ai passé du HipHop galsen et on m’a renvoyé.

C’était impensable de passer du HipHop Galsen en prime time, je l’ai essayé à Kaolack et j’en ai payé les pots cassés.

RD : Racontes-nous tes débuts en tant qu’animateur.

Mes débuts en tant qu’animateur, j’ai commencé à Diourbel durant nos activités d’ados dans notre ASC (Association Sportive & Culturelle). Il fallait qu’un gars prenne le micro pour lire le programme et il y avait une personne qui n’avait pas froid aux yeux, qui n’avait pas honte de dire ce qu’il pensait (NDLR : en l’occurrence lui). Je me suis porté volontaire et par la suite ma mère m’a expédié à Kaolack, chez mon oncle, disant que j’allais gâcher mes études. Et une fois là-bas, c’était reparti. A chaque fois que le CDQ (Comité de Développement du Quartier) organisait une manifestation, il m’appelait. Je faisais la même chose mais en cachette. J’ai continué avec les « foureul », les concerts dans les quartiers puis finalement j’ai atterri à la radio et on a fait tous les foscos par ailleurs des plus grands écoles de Kaolack (Mboutou Sow,  Bassirou Mbacké, Tafsir Mignane Sarr, Djim Momar Gueye, Lycée Valdiodio, Lycée Cheikh Ahmadou Bamba etc.).

RD : T’allies une émission télé et radio, est-ce difficile ?

Depuis 2006 je n’ai pas eu de congé. Si je le fais, je tombe malade. Je n’allie pas les deux hein. A l’époque, quand j’animais à la radio à temps plein je n’étais pas encore à la télé. Je faisais encore la radio quand j’ai commencé à la télévision mais c’était plus pour exister.

Pendant le Ramadan, je fais une émission gratuitement pour le HipHop. Je me casse la tête pour que l’émission se passe dans les règles de l’art. J’invite des artistes, je me paie mon transport et je le fais gratuitement, c’est pour le bienfait du Hiphop. Mais ce n’est pas facile d’allier la radio et la télévision, trop de communication tue la communication.

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Il faut savoir dompter son public. C’est comme un animal, il a de la force, il est énorme mais tu peux l’amadouer. C’est un don et ça vient aisément.

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RD : T’expliques comment le succès d’Aaru Mbed ?

Le succès d’Aaru Mbed c’est son originalité, c’est ce que tout le monde dit. A la base quand je venais à Dakar, beaucoup de gens n’avaient pas compris. Ils disaient que je n’avais pas de respect pour le public, ni pour le HipHop, que ce que je faisais ressemblait plus à la comédie. Pour eux, faire du HipHop c’est se présenter en mode vénère face au public. Je me suis dit, pourquoi les gens font ça ? Alors je vais faire l’émission comme son nom l’indique : “Aaru Mbed”. Nous allons dans la rue, nous trouvons des images, nous montons ça, sans rien n’y toucher. Si on trouve qu’un truc est sympa, on le fait sortir. Du coup, quand le sénégalais lambda, qui n’a rien à voir avec le HipHop le voit, il s’y retrouve très facilement. Donc on essaie de faire de telle sorte que le HipHop ait plus d’adhérents, raison pour laquelle les concerts drainent du monde parce que les gens comprennent que nous, acteurs du Hiphop, nous sommes leurs frères, leurs parents et ce que nous produisons leur est destiné.

Donc, je le répète, le succès d’Aaru Mbed c’est son originalité.

RD : Tes perfs scéniques sont assez spéciales. Tu ne limites pas seulement à être le maître de cérémonie. Expliques nous.

Une fois, j’ai essayé d’expliquer à un groupe de rap que le Pape Sidy qui anime à la radio est différent du Pape Sidy qui présente son émission à la télé et est même différent du Pape Sidy qui pose pour un spot publicitaire.

En spectacle, tu as ton audimat devant toi. Quand tu arrives, tu leur parles, tu les captives, tu essaies de faire un show. Le public ne demande que ça. Ils ont payé leur argent pour faire le show donc quand tu leur demande de le faire ils te suivent.

Il y a des gens qui veulent faire le show mais ils ne peuvent pas le faire. 

RD : On voit bcp de djs/animateurs avoir des nick name, tu ‘as préféré garder ton vrai Sidy Fall ?

C’est une longue histoire. A l’école, quand j’ai commence à la radio, je voulais que mes camarades de classe me reconnaissent à travers ma voix. Donc naturellement, j’ai préféré garder mon nom car je ne voulais pas prendre un blaze telque Dj Fleks, Dj drax. Je voulais que mes camarades de classe sachent que je disais la vérité, que c’est Pape Sidy, leur ami qui animait. Puis ma notoriété locale grandissait, le nom commençait à circuler et ce sont mes camarades de classe qui m’ont finalement imposé le nom. Par la suite, je me suis dit vraiment, les gens qui se sont imposés et ont réussi dans la vie : Baba Maal, Youssou Ndour, Omar Pene , personne n’a changé son nom, alors pourquoi je le ferai? Je ne suis pas DJ, je suis animateur.

Il faut savoir dompter son public. C’est comme un animal, il a de la force, il est énorme mais tu peux l’amadouer. C’est un don et ça vient aisément.

RD : Es tu souvent contacté par d’autres radios de la place ?

Parfois les animateurs m’invitent durant leurs émissions. Ce sont des gens gentils mais parfois ils peuvent craindre que leurs patrons me recrutent…

Souvent aussi, je suis invité par des animateurs à des heures qui ne m’arrangent pas mais j’y vais pour honorer mon engagement, pour que leur émission soit crédible parce que je leur souhaite le même respect que j’ai au niveau de ma boite.

RD : Comment vois-tu le métier d’animateur au Sénégal ?

Je le vois comme tous les autres métiers. C’est un métier normal, sauf que si tu te prends trop la tête, ça risque d’être compliqué. Tu as un temps d’antenne bien défini et tu essaies de faire plaisir aux gens.

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<< J’ai plus d’argent que les rappeurs. Ce que je gagne à la fin du mois ou à travers les sponsorings, ils sont très peu à l’avoir. Ils ne peuvent pas m’acheter.>>

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RD : Il t’arrive que tu reçoives des pots de vins?  De l’argent ou un cadeau venant d’un artiste pour que tu passes ses sons ou clips dans tes émissions ?

Il y a eu des artistes qui ont essayé mais ils ne le retenteront jamais (Rires). Pour être plus sérieux, je ne vais pas dire que je suis honnête, mais je gagne ma vie normalement, aisément. Je me suis battu becs et ongles pour être là où je suis, donc je ne vais pas tout gâcher pour des histoires de 5000-10.000frs très sincèrement. J’ai plus d’argent que les rappeurs. Ce que je gagne à la fin du mois ou à travers les sponsorings, ils sont très peu à l’avoir. Ils ne peuvent pas m’acheter et y’en a qui ont essayé mais ils ne le feront plus parce que je les freine direct.

Je ne suis pas à vendre, j’ai ma dignité et elle est beaucoup plus crédible que ça.

RD : Tu soutiens carrément la nouvelle génération, ce qu’on salue d’ailleurs, pourquoi ?

Nous, on n’est pas très connu par les grandes personnes qui étaient dans le HipHop. Quand un nouveau débarque dans le HipHop, les gens ne te gobent pas facilement. Tu as un pouvoir, c’est la communication, la télévision. Quand tu sais comment t’y prendre, tu te dis ok, ces gars se prennent pour des stars, allons en créer de nouvelles. S’ils perçoivent ta compétence, tes merveilles, ils vont venir te voir. La preuve, on a créé de vraies nouvelles stars et c’est un atout pour nous. Aujourd’hui, beaucoup d’anciens sont proches de la retraite, c’est en partie de leur faute. Ils ont mis la barre assez haute de telle sorte qu’ils ne soient pas accessibles. Nous, on donne l’opportunité à des jeunes pétris de talents – ils sont plus talentueux que les anciens – de s’exprimer, on les place au devant de la scène médiatique, on les booste tout simplement. Très sincèrement, il y a des gens qui sont dans le Hip Hop qui pensent qu’ils sont intouchables. J’ai pas peur de le dire, personnellement j’ai fait exprès de créer de nouvelles stars parce que le game doit changer, on ne peut pas avoir d’éternelles stars.

RD : C’est difficile de travailler avec les rappeurs sénégalais dans ce cas ?

Ce n’est pas facile. Les gens qui ont compris, c’est facile de travailler avec eux. Par contre, les rappeurs qui ne marchent pas, qui ne font pas de bons produits, c’est difficile de travailler avec eux. Ces derniers rouspètent tout le temps mais ils doivent savoir que leurs projets ne sont pas au niveau. Mais bon, cela ne me dérange pas, il y a une chose primordiale, que j’ai acquise dans le milieu, c’est le respect. J’ai le respect de tous les rappeurs du Sénégal et j’en remercie Dieu chaque matin.

RD : Tu as initié la journée du HipHop Galsen il y a de cela 2ans.  Qu’est ce qui t’a motivé ?

On a une journée mondiale du Théâtre, de l’Enfant, de la Femme, vas sur google tu tapes «  journée mondiale ». Il y a une multitude de journées et le hiphop est plus important que ça. On n’a pas une occasion de faire comprendre aux gens ce qu’est le hiphop. Tu es rappeur dans une famille dans laquelle t’es le seul à écouter du rap, est ce que si on avait un jour où on allait leur montrer toute la beauté du HipHop ce ne serait pas une bonne chose ? Ça vient de la rue et ça doit atteindre les cœurs et on a une journée durant laquelle tout le monde doit porter son regard sur cette culture urbaine. Ce serait une aubaine pour nous, sénégalais de dire qu’on a crée une chose qui n’existe qu’au Sénégal, une journée nationale du HipHop. Même les américains ne l’ont pas. Ce n’est pas bien ?

– Qu’est ce que vous avez fait au Sénégal pour le hiphop ?

– Nous avons sorti des albums

– Oui mais les autres aussi

– Nous avons créé une journée dédiée au  HipHop

– Ah ça c’est superbe.

Il faut le voir comme ça. Je n’ai pas voulu faire des compétitions hiphop parce que pour moi, le hiphop ce n’est pas une compétition, c’est une mission.

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J’ai fait exprès de créer de nouvelles stars parce que le game doit changer, on ne peut pas avoir d’éternelles stars.

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RD : L’initiative a été bien saluée mais on a constaté qu’il manquait une ferveur autour. Penses-tu que cette journée puisse prendre beaucoup plus d’ampleur, dépasser nos frontières ?

C’est possible parce que si les gens pensent qu’à chaque 5 avril, je me lèverai pour célébrer cette journée, ça ne se fera pas. Il faut laisser aux gens le libre choix. Le hiphop est venu et tout le monde n’a pu se l’adapter immédiatement. Toute chose a son temps. Qui sait ? Peut-être que quand je vais mourir, cette journée aura de l’ampleur.

A Dakar, le public n’a peut-être pas encore vu l’impact, mais au niveau des autres régions ils vivent bien cette date, chaque mélomane se l’approprie. On est en train de le réussir et à mon avis, vaut mieux convaincre que vaincre. C’est bien de faire un tapage, mais il faut des moyens. Alors que convaincre un individu qu’il doit faire ce tapage, là tu te fais des ambassadeurs partout dans le monde, et ces derniers, on leur force pas la main, ils sont guidés par leur propre conscience.

RD : Tu es également très proche du groupe Keur Gui, parlez-nous un peu de vos rapports.

Keurgui ce sont des frères. On habite Kaolack, on est des amis, on est des potes mais cela ne veut pas dire qu’ils ont de l’influence sur mon travail. Un jour, Kilifeu (NDLR : Membre du groupe KEURGUI) m’a appelé pour me demander, pourquoi j’ai invité un artiste. Je lui ai signifié que ça soit la dernière fois qu’il me pose cette question. Il m’a répondu : « Je te respectais mais aujourd’hui je te respecte encore plus. Ku ame fuleu ngeu, j’étais en train de te tester».

Donc, je n’ai pas d’influence sur leur job, eux non plus, mais ce sont mes amis. Le Hip Hop c’est notre activité, c’est notre vie, mais au-delà de cela on est tous des humains, Landing Bessane Seck, Omar Cyril Touré, Papa Alioune Gadiaga, Pape Sidy Fall, Sophiatou Dénise Sow, on est tous des amis en fait, Mor Niasse (NDLR : Mollah Morgun) ainsi de suite, ce sont des potes. J’habite dans le même immeuble que le manager de Keurgui mais j’avoue qu’on reste 2 mois sans se croiser. Je suis dans mes activités et lui aussi, je me lève à 07H pour aller travailler, lui il se réveille à 14h pour aller travailler. Quand je descends, lui il est à son boulot et moi quand je me couche il n’est pas encore arrivé. Tu vois un peu. Donc ce sont des frères for real.

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Pour moi, Kaolack sera demain la capitale du Hip Hop made in Senegal.

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RD : Comment se porte le HipHop hors de Dakar, surtout à Kaolack ?

Le hiphop hors de Dakar est meilleur que le hiphop « in Dakar ». Dakar ils ont tout, sauf un public follower. Ils ont plus de fans mais à Kaolack, les gens garent leur Jakarta ( NDLR : moto-taxis ) et pourtant, ils pouvaient se faire 3000-4000frs. Ils passent toute la nuit au concert, entre 21h et 04h ou 05h du matin. Notre dernier concert a été interrompu par l’appel du muezzin ( NDRL : prière du Fadjr ) et c’était au cœur de la ville de Kaolack. Donc cette ville est une ville où il y a des rappeurs actifs et un public fou. Ils n’hésiteront pas à te huer sur scène si une prestation ne leur plait pas. Donc Kaolack est une ville vraiment HipHop. À Dakar, ils aiment le HipHop mais c’est récent. Il y a de très bons hip-hopeurs mais il n’y a pas un vrai public hiphop. C’est seulement à Dakar que les artistes mettent leurs produits en free download, vas demander à Kaolack, les fans sont les meilleurs acheteurs d’albums et sont toujours partants pour aller aux concerts. Qu’est-ce que tu veux de plus pour un public ? Donc pour moi, Kaolack sera demain la capitale du Hip Hop made in Sénégal.

RD : Qu’est ce qui t’as le plus marqué dans ta carrière d’animateur ?

Le jour où je suis parti voir Baye Abdou Karim Mbacké avec Admow flow et Général, je ne voulais pas entrer dans la demeure parce que j’avais mis une bermuda (NDRL : pantalon court qui se limite au niveau des genoux). Ils (NDRL : Admow flow & Général) m’ont demandé de les attendre dans la voiture. Donc je suis resté devant le palais à admirer l’architecture et à prendre les photos et d’un coup un gars est sorti du palais et me demander ce que je faisais là. Je lui ai dit que ma tenue n’était pas présentable et que mes habits étaient restés à Mbacké (NDRL : le palais se situe à Touba), raison pour laquelle je ne suis pas entré avec mes amis. Il me dit ok, et se décide aussitôt à me prêter un DjellabaUne fois dans le palais, mes amis passèrent devant le marabout pour le saluer et quand il m’a aperçu, il m’a reconnu et s’est exclamé : « C’est Pape Sidy, vous ne le reconnaissez pas ? Vous ne suivez pas Aaru Mbed ?». Cela m’a beaucoup marqué et il m’a dit : « Dites-vous qu’on vous suit de très près parce que vous êtes notre progéniture, vous êtes le fruit de notre travail, nous sommes vos guides, vos parents. Donc vous avez la lourde responsabilité de dire les choses qui intéressent les jeunes. Ta parole atteint beaucoup plus les jeunes que la mienne. » Ça m’a beaucoup marqué.

RD : Qu’est-ce que tu écoutes en ce moment ?

J’écoute beaucoup Gospel Journey de Faada Freddy. Les gens pensent que je suis très hiphop mais ce n’est pas le cas. Je suis plutôt slow, soft, gospel, j’adore tout ce qui est chanté, tout ce qui est pur, tout ce qui est original, tout ce qui se rattache à une performance vocale. A l’époque, j’écoutais aussi Adèle, Jhon Legend, Rihanna par exemple mais maintenant je suis en mode Galsen, Gospel Journey…

RD : Comment vois-tu le rap galsen actuellement ? Le rap galsen a un avenir ?

Oui le rap galsen a un avenir. Quand j’ai entendu qu’Elzo Jamdong s’est produit au Jamel Comedy Club (NDL_), en France, j’ai dit waouh ! Ça c’est un exploit. Quand il y a eu Faada Freddy qui s’est produit devant 20000 personnes en France (NDRL :), j’ai dit waouh ! Ce sont des exploits. Pareil quand j’ai entendu dire que Dip était en train de préparer un feat avec Wizkid (Il prononce « Mbiskit »). Je me suis dit que peut-être, durant les Nigeria Music Awards, un sénégalais pourrait remporter la catégorie Discover, Ngakka blind, Bril Fight4 qui sait ? Je me dis quoi, je vois loin pour le HipHop sénégalais. Puis moi, quand j’aurai l’opportunité de les emmener ailleurs, pour qu’on reconnaisse leurs talents, je le ferai.

RD : Un dernier mot ?

Aux lecteurs de Rapdjolof, Jahjeuf

Retrouvez Pape Sidy :

– Tous les jeudis dans Aaru Mbed sur la 2STV de 14 à 15h

Rediffusion tous les Mercredis à 23h

– Du Lundi au Vendredi à la 2STV de 09h à 10h30 : Ce matin c’est à nous    

– Tous les Samedis : showcase en deuxièmpe partie de soirée

photos : bro khalil / davedesign