AU CŒUR DES « DABLESSED » DU RAP SENEGALAIS : De la philosophie dans leur rap

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Qui disait que le rap de Thiaroye Azur est mort depuis que Gable est parti ? Cette personne doit être atteinte de constipation auditive, ou bien elle n’a pas encore eue la chance d’écouter la Street Tape « 8 years 8 bars » de Dablessed. Pour vous faire découvrir ces « bénis » du rap sénégalais, votre portail peuplesenegalais.net a tendu son micro à la bande à 7 sky. Nous les avons rencontrés samedi dernier au concert de Simon à la maison de la Culture Douta Seck. Entretien.

Chacun va se presenter à nos lecteurs ? 

Nonybone :  Yep, salamaleykoum, Nonybone, As-Siddiq, Dablessed.

Seven Sky :Salam, Sénégal, Dakar, Is your boy Seven Sky, the limit.

Flexo :Salam, Primus aka Flexo represent the Real Bless.

Gunz :Yo chilly bang bang, Gunz, Dablessed.

Parlez nous un peu de Dablessed, la genèse et le parcours de votre formation ?

Nonybone :  Dablessed existe depuis 2003.Mais, en réalité, la formation a été fondée en 2004.Par la suite, histoire de confirmer la présence de Dablessed, nous avions sorti un single, dénommé « New Shit ». A travers ce son, les mélomanes ont connue notre identité musicale ; ils ont aimé la couleur et la forme de notre musicalité. Cependant, certains avaient émis le doute sur un avenir prometteur de Dablessed. Ces propos nous ont vraiment boostés. Nous nous sommes dits que les connaisseurs nous surveiller de prêt. Alors, Dablessed s’est recroquevillé dans sa bulle à Thiaroye Azur afin de travailler sur un comeback. De retour en 2011, nous avons sortis « High Class » avec tous les droits réservés. Et ceci était un avant gout pour annoncer notre Street Tape « 8 years 8 bars ».Cette Street Tape est sortie le 8 septembre 2012. On voulait le sortir plutard, mais avec le décès de Lex, un membre de Dablessed, on a voulu le faire pour lui rendre hommage. Rest in Peace Lex. C’est grâce à lui qu’on a sorti l’album en 2012.Une chose importante à preciser dans cet opus : une nouvelle philosophie pour amener notre couleur dans la musique : 8 years 8 bars ( 8 septembre, 8 tracks). Et puis même, au niveau des mesures sur les 8 morceaux de notre Street Tape, chaque rappeur avait 8 mesures. La Street en tout fait 8 minutes 38 secondes. C’est pour montrer aux connaisseurs qu’on ne fait pas le non-sens, mais plutôt dans des conceptions et des philosophies solides.

Dablessed ne s’est pas limité à sortir la Street, la promotion se poursuit. Dablessed est un groupe de surprises, à chaque fois Dablessed crée. Actuellement, on est en plein travail pour un nouvel album. Une nouvelle forme de communication qui n’a pas encore été connue jusque là au Sénégal.

On va même parler de la communication avec Seven Sky.Tout le monde sait que Dablessed est un groupe plein de talent, mais coté communication, il peine. Même pas un clip, pour que les mélomanes reconnaissent les visages ?

Seven Sky :C’est notre manière de travail en fait ! Si on voulait vraiment le faire, cela se fera dès aujourd’hui, parce que rien que nous, on pourrait le faire. On a opté de travailler comme ça pour reserver une grande surprise aux fans.

La ressemblance de style avec Wageble ?

Seven Sky :Les gens font souvent ce constat ! Par contre nous sommes Dablessed et Wageble, Wageble. Mais ceci est quand même normal, parce que Wageble et Dablessed c’est la même famille. Mais quand vous écoutez la musique de Geble et celle de Dablessed, la différence se décèlera.

Qui sont les inspirations de Dablessed ?

Flexo :Comme vous vous venez de le soulever tout de suite, Wageble fait partie de nos inspirations. Mais bien avant ça, on a été inspiré par différents styles. C’est pourquoi dans nos morceaux, les gens attendent souvent des mots comme Lyrical Murder…Mais, ils comprendront plutard en nous écoutant dans nos prochaines productions. Nos inspirations viennent du monde entier, pas seulement de Wageble. Nous nous nourrissons de musique. On a aimé d’abord la musique, avant le rap. Le rap est le plus adapté tremplin pour faire passer nos messages, c’est pourquoi on l’a choisi.

Quels sont les projets à court terme de Dablessed ?

Pour le moment, on vient de sortir la Mixtape. Le plan de travail est là, est en train conceptualiser un projet de communication visuel pour une meilleure visibilité. Et après s’être accaparée de la petite lucarne, la formation Dablessed compte se mettre sur le projet de l’album. On ne peut pas en dire plus, que les fans attendent les vidéos et l’album.

En tant que rappeur, quelle est la pire chose qui ne fait pas avancer le hip hop ?

Gunz :Ne pas travailler ! Si tout le monde se mette au boulot, tout sera nickel. Qu’on se dise la vérité entre nous, qu’on ne se voile pas la face. Si quelqu’un produise du bon travail, que son prochain lui fasse savoir. Si j’étais animateur et qu’un Mc me passe son produit, s’il n’est pas bon je ne le passerai pas. Ce n’est pas que parce que je (ndlr : en tant qu’animateur) suis contre le Mc, mais le fruit du travail de ce Mc doit être consommable, bon à écouter. « So togué lou nioroul, wala lou khaay, douniou koo lékeu, daniou kooy keupeu ». Que les Mc’s travaillent !

Chacun d’entre vous, va me dire c’est quoi « High Class » pour lui ?

Nonybone :High class, c’est conscience intellectuelle très élevée.

Seven Sky :High Class, c’est être développé intellectuellement et spirituellement.

Flexo :Ne pas déroger à la règle

Gunz :Dablessed dans le hip hop, Moy High Class.375569_3032778869402_704801307_n

Le defunt, Lex Dablessed. Que la terre lui soit légère. Amèn.

Source: Peuplesenegalais.net

Interview : Bril Fight 4

A l’occasion de la sortie de sa mixtape, BRIL se prononce sur son premier produit bossé entre Class’chic Records, Def Dara Studio, et Diégui Rails studio. Beatmaker, rappeur, et ingénieur en son,  » the Last Fighter  » commence à se faire un nom dans la scène underground.

Entrevue avec la n-ième pépite que Thiaroye vient de nous livrer

Vous avez une date précise pour la sortie de votre Mixtape

Bon tout ce qu’on peut dire pour l’instant , c’est que la mixtape sortira inchallah en septembre 2012 si tout se passe bien .

Vous avez bossé la tape avec des structures de la place , lesquelles ?

Oui elle a été enregistrée entre 3 studios différents (Class’chic Records, Def Dara Studio, Diégui Rails studio)

où je suis en même temps beatmaker et technicien en son.

Le Mixage & le Mastering ont été assurés par moi même à Class’Chic Records ( mon propre studio), les Design, photos & videos sont faits par SnFox.

 Des featurings et beatmakers présents sur ce projet ?

Il y’a plusieurs featurings dans la mixtape

comme <<Xalat ak Djeuf>> en featuring avec Sir Jamal, << Thiafka>> track number II>> avec Def dara Squad,

<<Jonglé rime >> avec Gaston, <<X rhymes remix >> avec Mario,

et en fin <<Kou nék sa nivo remix>> avec Seven Shots, Bataxal Crew , Dablessed, Def dara squad ,

Xutbu rap ,Dark side , Akhlou Brick paradise….

,Je suis beatmaker mais je ne me limite jamais à mes beats , j’aime échanger me poser, sur d’autres beats produits par d’autres beatmakers…

Ce qui fait que sur cette mixtape  j’ai fait que la production de 8 tracks à moi seul,

et les autres sont assurés par d’autres beatmakers comme Mario ,Tab , K-id 2h music,

Dj Kush Dream Touch,et Platinum.

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<< J’ai encore tout à prouver et j’arrive avec pleins d’autres projets. Je n’ai pas choisi cette mixtape sur cd parce que  je veux qu’elle soit

en free download pour que je puisse toucher le plus de gens possibles  avant de revenir avec un autre projet plus lourd >>

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Pourquoi vous n’avez pas choisi cette mixtape sur support physique(CD) ?

Plusieurs personnes qui l’ont écouté m’ont de le sortir sur cd et de le vendre parceque c’est du lourd,

mais bon je ne veux pas faire exactement comme tout le monde.

Je ne suis pas encore célèbre (rires) . J’ai une certaine notoriété certes mais il reste encore beaucoup de travail à effectuer .

J’ai encore tout à prouver, et j’arrive avec pleins d’autres projets. Je n’ai pas choisi cette mixtape sur cd parce que je veux qu’elle soit

en free download pour que je puisse toucher le plus de gens possible  avant de revenir avec un autre projet plus lourd.

Je suis parti sur un chemin qui sera sûrement corsée mais je vais le faire , je ne m’arrêterai pas …

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<< En fait Def Dara c’est presque une famille ,et je considére tout membre de Déf Dara comme un frére , nos liens dépassent le rap …>>

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Peut on considerer que c’est un avant gout de ton 1er album ?

Oui c’est un avant gout d’où son nom « r’apéritif  » , un nom que j’ai créé en me basant sur 2 mots

rap et apéritif ( une manière agréable de se mettre en appétit, avant de passer à table, sans compromettre le repas qui va suivre).

Et ce qui va suivre sera mille fois plus lourd I’m telling ya (rire)…..

Vous bossez beaucoup avec les mecs de Def Dara, c’est quoi vos rapports, vous avez un contrat làbas  ?

Bon je suis beatmaker et technicien en son à Def Dara et membre de Def Dara Squad…

En fait Def dara c’est presque une famille ,et je considère tout membre de Déf Dara comme un frère , nos liens dépassent le rap …

On est presque tout le temps ensemble c’est pourquoi on s’entend beaucoup ….

Mais j’ai pas un contrat là-bas, on travaille ensemble parce qu’on se sente beeucoup…

 Dernier mot ?

Aux peu de gens qui croient en moi , ceux qui m’appellent ou m’envoient des messages juste pour m’encourager ,

me dire de ne jamais baisser les bras , ceux qui pensent que je suis le number one ,

Ca fait chaud au coeur  qu’ils soient avec moi. Je voulais leur dire que je suis avec eux aussi, for life…

photo: caseeworld

Interview : Goormak « Cet album, c’est ma carte d’identité »

« Niaxtu », c’est le titre de l’imminent album de l’Ex Membre de Way Kang Fippu : Goormack .Peu connu du Rap-Game , le rappeur de Thiaroye s’apprête à nous livrer son 1er opus d’où l’objet de cet entretien.
Bonne lecture!

Pouvez vous-vous présentez en quelques lignes pour les gens qui veulent vous découvrir ?
Je m’appelle Goormak et je suis artiste rappeur. J’habite à Thiaroye dans la banlieue dakaroise. Très jeune déjà, j’ai été très affecté par le virus du Hip Hop et je n’ai pas pu résister au destin qui a été tracé que je serai artiste rappeur, voix des sans voix, ce dont je suis fier.

Depuis quand êtes-vous dans le milieu HipHop ?
C’est vers les années 95/ 96 que j’ai commencé à taquiner le micro. A l’époque, avec mes potes d’enfance du même quartier, nous avions créé le groupe WAY KANG FIPPU. Après l’éclatement de ce groupe, j’ai eu à fréquenter WA BMG 44 en 2000 et c’est en cette période que nous avions commencé à monter sur scène ensemble. J’ai travaillé avec ce groupe et MATADOR en particulier jusqu’en 2009 quand j’ai senti que le moment était venu de commencer à travailler sur mon album solo.

Qu’est ce qui vous a poussé à sortir ce premier album alors que vous n’êtes pas trop connu dans le rap-game ?
Drole de question…Doit-on attendre jusqu’à être connu partout pour sortir son premier album? Pour moi, un album c’est comme quelque chose qu’on prépare comme un plat à manger: une fois que c’est bien cuit, et que tous les ingrédients nécessaires y sont, il peut sortir. Ensuite, ça sera au public de juger…
Il y ’a pas mal d’artistes connus qui ont sorti des albums qui n’ont pas forcement convaincu le public et d’autres artistes qui n’étaient pas très connus auparavant et qui font l’actualité à présent, après avoir sorti leur premier album.
Donc pour revenir à la question, il suffit d’écouter mes singles pour comprendre ce qui m’a poussé à sortir cet album.

 A commencer par le premier « NIAK WERR (feat. Ombre Zion) » traitant des problèmes de santé auxquels la population sénégalaise est confrontée et le manque de moyens. Ensuite, le deuxième single « CII TAKK LA JEUM » dans lequel je m’adressais à l’ancien régime. J’y ai évoqué les coupures de courant, la corruption, l’injustice, certaines tendances politiques et religieuses, le non-respect des droits, des lois, etc. Remixé avec Gaston, nous avions également sensibilisé les jeunes à aller voter pour le changement, à ne pas se laisser instrumentaliser par certains politiciens qui voulaient coûte que coûte utiliser la jeunesse pour accéder au sommet.
Ensuite, j’ai sorti « COMPLEXES » pour dire que nous sommes tous égaux, malgré nos différences de couleur de peau, de réalités ou de vécus; que nous sommes tous des ETRES HUMAINS.
Et là il y’a INONDATION qui sort hors série et parle des inondations et tous les problèmes liés, à savoir les dangers d’électricité, les maladies, etc. 
En résumé, ce qui m’a motivé à sortir cet album est de pouvoir relater les problèmes et difficultés que confrontent les Sénégalais quotidiennement.

Y a t-il eu un grand label derrière ou vous l’avez produit seul ?
Oui il y’a un label derrière moi, il s’agit de DEF WAREF STUDIO avec lequel je travaille depuis bientôt deux ans.

Vous présenteriez comment cet album, pour ceux qui voudront aller l’acheter ?
Cet album est un cri du cœur : j’y aborde, de manière engagée, des thèmes très divers. Sur les 18 titres, il n’y a qu’un seul Ego Trip. Je dirais que cet album, c’est ma carte d’identité.

Le nom des featurings et des producteurs ?
Pour les artistes invités il y’a Gunman Xuman et Ceppee, Matador, Ndongo D de Daraa J Family, Ombré Zion, Gaston, ainsi que les canadiens Loki et Webster. J’ai également fait un son avec plusieurs artistes undergrounds : BDB, War J, XXXL, NBK, Game Kang, Cool Moiz Klo Klo, Nass Lu Gueune. A mentionner également les chanteuses Queen Biz, Diarihana et Desh.
Côté producteurs, j’ai collaboré avec des producteurs nationaux et internationaux: Du Sénégal : Bois SaKré, Démolisha, El Hadj Lo, Gaston, Pato et Yaya, puis Arys (France), Dayell Beatz (France), Fagault and M (Russie), R Johson (USA) et Thome la Pointe (Canada)

Pourquoi le choix de ce titre « Niaxtu» ?
J’ai choisi ce titre, car le Rap est à la base une musique revendicative. Même si aujourd’hui tout thème y est abordé, il me semble important, de parfois rappeler aux gens sa mission initiale.
Je l’ai également choisi, car l’album parle des différentes lacunes existant dans beaucoup de domaines dans notre pays : éducation, santé, justice, l’insécurité qui domine dans certaines zones, les jeunes qui ont du mal à trouver un boulot satisfaisant, des pères de famille qui ne parviennent pas à gérer le minimum pour leurs enfants à cause de la cherté des denrées de première nécessité, etc.
J’ai voulu aborder les problèmes des Sénégalais au plus profond niveau et alerter nos autorités pour qu’elles agissent en fonction de ce que le peuple attend d’elles. Voilà quelques raisons qui m’ont poussé à intituler mon album Niaxtu.

Stratégies de promo, concerts ou autres projets prévus?
Nous avons prévu des séries de concerts pour accompagner la sortie de l’album, une tournée sur toutes les ondes FM, il y’a le côté Wearing également que nous allons développer, des nouveaux clips. En outre, un documentaire sur Goormak est en plein tournage actuellement.

Buru Mic, vous-vous autoproclamez Roi du Microphone ?
Du tout, c’est un surnom que mes proches m’ont donné depuis longtemps et je l’ai adopté en guise de reconnaissance envers ces personnes.

Comment voyez-vous le niveau actuel du Rap Galsen ?
Le niveau actuel du Rap Galsen est très élevé, mais du côté de la musicalité il y a encore beaucoup de sonorités à exploiter

Votre dernier mot ?
Mon dernier mot c’est un remerciement à RapDjolof pour cette interview.

Stop Tonton Saï Saï, Association pour la lutte contre le viol sur mineur.

Stop Tonton Saï Saï, Association pour la lutte contre le viol sur mineur.

Pourquoi le nom « Stop Tonton Saï Saï » ?

Notre premier objectif étant de mettre en garde les enfants,  nous nous sommes dit il faudra une expression assez simple et explicite pour diaboliser un tout petit peu ces « Tontons qui sont pas bons ». Aussi à ces gens là qui violent sans scrupule les mineurs, nous avons voulu, en choisissant ce nom, les toucher directement en leur envoyant un message fort, pour leur dire que nous savons ce qui se passe, nous connaissons la vérité, et que nous ferons tout notre possible pour éradiquer ce fléau.

Pourquoi «Tonton Saï Saï » et pas « Tata Saï Saï » en sachant qu’il existe des femmes qui voilent de petits garçons ?

Bien sûre que de petits garçons sont souvent violés par des femmes, mais cela n’est pas trop fréquent. Nous ne négligeons pas les garçons mais le traumatisme est beaucoup plus conséquent chez les jeunes filles. Et comme dans notre société le masculin l’emporte beaucoup plus souvent sur le féminin nous avons pensé qu’il serait plus simple de dire « Tonton Saï Saï ».  C’est comme Gorgorlou (littéralement « faire l’Homme ») qui est valable pour les deux sexes.

Qu’est ce qui vous a encouragé à agir dans le social ?

La première motivation est d’encourager le bénévolat chez les jeunes au Sénégal. Il existe 3 millions de bénévoles au Etats Unis qui ont entre 15 et 35 ans. Ici nous avons beaucoup plus de fléaux, beaucoup de problèmes, beaucoup plus de temps qu’eux. Donc on doit être plus disposé à agir dans notre social à nous plutôt que d’attendre des étudiants américains qui viennent nous dire qu’on doit se laver les mains avec de l’eau de Javel ou faire des reboisements …. On doit apprendre, nous les jeunes à prendre un tout petit de notre temps pour faire du social dans tous les domaines comme La Marmite du Cœur qui aide les enfants de la rue, comme la Lueur d’espoir qui assiste les enfants atteints de cancer etc..

 Pourquoi avoir choisi de combattre la pédophilie ?

Face au développement des droits et libertés de l’homme allant  jusqu’à normaliser des actes contre-nature tel l’homosexualité, nous nous sommes qu’il est de notre devoir d’agir pout protéger les enfants faces à ces graves dérives. Nous devons développer une volonté collective de mettre un terme à la propagation de la pédophilie et des viols sur mineur. Nous souhaitons que les libertés soient réduites dans ce domaine. Récemment en Grèce les Pédophiles sont considérés comme des handicapés et perçoivent des allocutions. On appelle cela, récompenser le crime. Ici au Sénégal, il ne se passe pas un jour sans que les journaux nous parlent de viols sur mineur. Il est même très étonnant de lire journal entier sans tomber sur un cas. Pour dire que la règle c’est quand y’a viols sur mineur, et que l’exception c’est quand y’a pas !! C’est pour ces raisons que nous nous sommes concertés pour créer une association qui aura comme ambition majeure de dénoncer ce fléau qui se banalise de jour en jour. L’équipe est composée de jeunes qui évoluent dans la communication, l’évènementiel, les TICS, la santé…et nous voulons associer nos différentes expériences autour d’un idéal : alerter toutes les opinions sur ces crétins qui mènent la vie impossible à nos sœurs, nièces et filles. L’Association a pour mission de faire triompher la parole dans un monde où règne le silence, surtout dans ce pays de tabous.

 Comment compter vous combattre ce fléau ?

Puisque nous sommes dans la communication, nous développons des concepts autour de ce fléau comme des campagnes de photo « On est Tous concerné », « Brisons le silence » etc….des campagnes de vidéos sous forme de spot, des affichages….Notre équipe est essentiellement composée de photographes professionnels, de réalisateurs, scénaristes, designers….et nous voulons mettre toute cette expérience au service de cette noble cause. Il est prévu très prochainement une campagne d’affichage sous forme d’oriflammes dans toute la région de Dakar.  En dehors du visuel, nous comptons nous rapprocher directement de la population en commençant par une descente dans la banlieue dakaroise.  Il s’agira à travers une caravane d’informer, de sensibiliser, les communautés d’enfants, de parents, d’adultes, sur les violences faites aux enfants et les démarches à suivre en cas d’abus. Nous comptons nous rendre aussi dans les écoles primaires pour partager les différentes situations à risque avec les enfants pour leur permettre de manifester au sein de leur famille et de leur environnement une méfiance « positive » devant des situations potentiellement dangereuses.

 Vous comptez sur quels moyens pour atteindre ces objectifs ?

Notre seul moyen est l’investissement humain volontaire. Jusque là, nous partons sur nos propres moyens. Nous nous cotisons mensuellement, vendons des tshirts, des cartes de membre… Mais dans le long terme, avec les grands projets à venir pour atteindre tout le territoire national, nous allons certainement essayer de trouver des partenaires.

 Aucun partenaire jusque là ?

Si, nous travaillons avec le CEGID (Centre de Guidance Infantile et Familial). C’est une structure qui est très en avance dans ce domaine, et travaille en collaboration avec des psychologues, des sociologues, des juristes et d’autres professionnels du pour la prise en charge des victimes. Ce partenariat nous permet de bénéficier de ce réseau pour orienter les éventuelles victimes qui viennent vers nous.

 Il vous arrive de recevoir des victimes ?

Rappelons que nous sommes plus axés sur la dénonciation pour le moment. Agir sur la sensibilisation est le cheval de bataille de l’association. Il vaut mieux déployer tous les moyens possibles pour désamorcer une bombe que faire le constat des dégâts et déblayer les ruines. Cependant il nous arrive de recevoir des confidences sur notre page facebook.  Au besoin, nous orientons vers le CEGID.

El Bachir Niang

Président de l’Association

Olii Diarra Lacroiix 

Fla The Ripper nous présente son futur album « The Renaissance »

Après avoir sorti plusieurs singles et passé par la compilation « News Era vol 1″.  Fla The Ripper va sortir son tout premier album, prévu pour cet été.

Bonjour Fla, Veux -tu te présenté pour ceux qui ne te connaisse pas ?

Fla est un artiste-interpréte sénégalais et co-fondateur du label Show and Proof Entertainment avec le producteur et compositeur MistaMase.

D’ou t’es venu le gout du hip hop ?

Trés jeune  j’étais  entouré de grands mélomanes ,mes oncles et cousins qui étaient trés branchés à cette époque m’ont donné gout à la musique.Et plus tard  j’ai découvert le rap par le biais du premier album de Snoop Dogg « Doggystyle »,la vibe était si authentique et si avoutante que ce genre m’a séduit aussitot!

Ton premier album va montré le bout de son nez, peux tu nous donné le titre et parlé de l’évolution de cet album ?

L’album porte le titre de mon premier single « The Renaissance ».Ce tube m’a permi d’etre connu par le public , dans le milieu artististique et a donné l’album sa direction.

MistaMase et Moi ont constaté qu’en terme d’organisation, de gestion, et de qualité des produits « RAP », le pays est bien en retard pour espérer être compétitif sur le marché de la sous-région comme international .Il y a ainsi un manque pressant de structure permettant d’encadrer et de mettre à la disposition des artistes tous les moyens humains, matériels et financiers nécessaires à la réalisation d’un album de qualité. Toutes ces raisons font que nous avons  pris le temps de murir ce projet d’album afin de trouver tous les éléments nécessaires permettant d’atteindre nos objectifs.

Compte tenu de toutes ces contraintes, FLA et MistaMase ont créé une structure nommée SHOW AND PROOF ENTERTAINMENT, un Label qui apparaît comme une solution idéale pour  donner au rap made in Sénégal plus d’ouverture et de compétivité sur tous les marchés. Le label travaille sur son premier projet à savoir la production de l’album de FLA THE RIPPER. Le premier single « RENAISSANCE » tourne dans plusieurs stations radios du Sénégal. Présentement, le clip vidéo est sorti officiellement sur le marché international dans une sélection DVD via le magazine « INTERNATIONAL HIP HOP » .

Et je profite de cette occasion pour inviter mes confrères rappeurs à unir leurs forces et travailler pour la renaissance du rap made in Sénégal partout dans le monde. Eu égard la place du rap sénégalais sur le plan international, il est impératif de formaliser ce secteur, de l’adapter aux exigences du marché (national comme international) et de lui permettre d’acquérir le respect et la notoriété connu auparavant.

Quel seront les thèmes présent dans cet album ?

C’est un album très ouvert qui part du Sénégal pour aller vers le monde.

Tous les thèmes sont tirés des expériences de la vie à savoir l’amour , les épreuves et tribulations  .On a aussi parlé de l’Afrique et du sous-développement (Nous avons profité de l’occasion pour faire le procès des grandes puissances qui ont plongé les pays comme l’Irak et la Libye dans le chaos pour voler leurs ressources) ,de l’art ,du business ,de la vie en général etc.

Y’aura t’il des featurings et pourquoi avoir choisi cela ?

Oui !Biensur!

Tout le collectif de Alien Zik a participé sur cet album bien vrai qu’ils sont dans différents titres ,ils ont tous bien assuré.

Sinon il y’a la participation remarquable de la diva Norvégienne Lillian Iversen,mon frére N.O.Y.Z, le talentueux Double D ,Curse avec son flow mortel et pour finir 24/7 the big brother !

Merci à tout le monde pour leurs superbes contributions à ce projet !

Comment comptes tu faire la promotion de cet album ?

Qui vivra ,verra !!!lol !

Nous préférons l’effet de surprise. Tout le staff travaille sur le programme et vous serez les premiers à être informés. ;) !

Avec des concerts d’annoncés ?

C’est sur qu’il y aura des concerts mais on attend de donner la date de sortie de l’album pour présenter le programme des concerts prévus.

Que peux t’on te souhaiter ?

Santé et Fidélité à Allah !!!

par Olii Diarra Lacroiix

 

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